En relation avec les missions du Muséum concernant le devenir de la biodiversité, les recherches proposées relèvent de la biologie des organismes et des populations. Notre intérêt s’oriente vers les processus responsables d’un déséquilibre démographique (invasion, déclin, voire extinction), en considérant à la fois le cas des espèces rares et celui des espèces encore bien représentées. Cette approche conjointe doit aider à comprendre le devenir de chaque type d’espèces, et à cerner la priorité à leur accorder selon l’objectif fixé.
Pour expliquer et prédire la résistance à l’extinction des populations, les interactions entre les paramètres biologiques fondamentaux des individus et les processus génétiques et démographiques en oeuvre dans les populations sont étudiées (les résultats de cette intégration démo-génétique peuvent influencer les méthodes de gestion des petites populations). L’analyse du devenir des métapopulations (notamment dans la perspective de réintroductions ou de renforcements) porte notamment sur le rôle de la connexion entre populations (in ou ex-situ).
Dans le cas des espèces communes, il s’agit de développer les suivis de populations, en proposant des protocoles aux réseaux d’observateurs, d’analyser ces données, afin de caractériser le devenir d’un cortège de populations à des échelles larges, en intégrant le concept d’indicateur de l’état des communautés, de générer des scénarios précisant l’impact des sociétés humaines sur le devenir de ces populations.